J’étais quelques jours sur l’alpage de mon grand-papa qu’il avait acquis en son temps.
C’était une première pour moi : passer plusieurs jours seule en ce lieu retiré, loin de toute trace de civilisation. Mes plus proches voisins étaient deux ânes absolument attendrissants, à la fois timides, sensibles et curieux. Leur présence silencieuse tenait presque compagnie, comme une respiration douce dans le calme environnant.
Encore plus près, une petite hermine s’amusait à jouer à cache-cache avec moi, surgissant puis disparaissant dans les hautes herbes. Un vrai petit trésor de malice ! Tellement craquante qu’on pourrait en écrire toute une histoire…
Mon cousin et mon filleul passaient régulièrement me voir et remplissaient le frigo pour que je puisse rester longtemps… J’ai dessiné l’alpage sous tous les angles, tant j’étais heureuse de me trouver dans ce lieu où je garde de si beaux souvenirs d’enfance. J’ai aussi aidé mon cousin à défricher le terrain : j’ai coupé une centaine de petits sapins et de jeunes noisetiers.